menu docteur eschermann Menu

Accueil

L'anthroposophie

Articles

Ressources

Infos pratiques

Mentions légales

Docteur Julien Eschermann

Dr. Julien ESCHERMANN

Spécialiste en médecine générale

NON CONVENTIONNÉ

56 cours Lafayette, 83000 Toulon

Plan d'accès

contacez votre médecin anthroposophe à toulon 04 89 30 76 29

La Salutogénèse

Suggestion de lecture : “Salutogénèse - où trouver les sources de la santé physique, psychique et spirituelle?” Dr Michaela Glöckler. Titre original “Salutogenese - Wo liegen die Quellen lieblicher, seelischer und geistiger Gesundheit?”. 2ème édition revue et corrigée, traduit de l’allemand par Gudula Gombert. 32 pages

Edité et diffusé par l’Association de Patients de la Médecine d’orientation Anthroposophique, retrouvez-le ici.

La Salutogénèse, pendant de la pathogénèse (concept sur lequel est basé la médecine conventionnelle) et complémentaire de celle-ci entraîne la question : “d’où vient la santé, et comment peut elle être renforcée?”. La pathogénèse, elle, fait se poser l’autre question : “d’où vient la maladie et comment peut elle être évitée?”.

salutogenese et medecine anthroposophique

Au lieu de rechercher systématiquement une cause externe à sa maladie, la salutogénèse invite le sujet à se poser aussi la question de comment promouvoir sa santé et de retrouver quels sont les facteurs qui l’ont conduit à la maladie alors que son entourage, par exemple dans le cas de maladie infectieuse, est resté en bonne santé.

Après les grandes évolutions de notre époque moderne, industrialisation, pétrochimie puis techniques de l’information, la prochaine sera probablement celle de la santé psychosociale. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a calculé qu’en 2100, 50% de l’humanité aura besoin d’une aide sanitaire. L’économie mondiale voulant garder une stabilité durable, a tout intérêt à ce qu’il y ait suffisamment de personnes en bonne santé ; c’est pourquoi elle s’intéresse de plus en plus aux conceptions salutogénétiques.

Ici, la santé doit se concevoir dans une perspective globale de l’homme dans son environnement. Guérir, “devenir entier” (heilen en allemand) signifie finalement se réintégrer. La maladie peut être interprétée comme un isolement, une désintégration de certains processus, fonctions ou substances dans l’organisme. Le rôle du médecin selon Steiner, est de “prendre en compte la santé de l’humanité entière s’il veut aider un individu”.

Une approche salutogénétique dont on parle beaucoup aujourd’hui est la résilience. Cette force de résistance trouve son fondement outre dans l’hérédité et le milieu, dans trois caractéristiques d’humanité sur lesquelles l’on peut agir : l'honnêteté, l’amour et le respect de la dignité de l’autre. Ces conditions réunies peuvent permettre de transformer des conditions pathogènes en salut.

La suite de la lecture de cet ouvrage nous interpelle sur des questions essentielles : L’adaptativité : “comment est-ce que j’apprends à me sortir de toutes les situations de la vie et à garder intérieurement et extérieurement une capacité d’adaptation ?” “comment est-ce que je parviens à tolérer la frustration et le stress ?” Le sentiment de cohérence : parvenir à appréhender le monde et apprendre qu’il est “signifiant, compréhensible et transformable”, condition pour supporter les évènements qui nous touchent au plus profond de notre âme.

La résilience enfin : cette force de résistance qui permet d’entrevoir ce qui est bon dans le monde, de retrouver confiance en l’évolution, en l’homme, en Dieu pour certains. La santé spirituelle en dépend.

L’Anthroposophie, science de l’âme et de l’esprit de l’homme, peut se rattacher jusque dans les détails à cette nouvelle conception salutogénétique de la santé. Mais cela implique aussi la responsabilité - surtout pour les médecins anthroposophes - de contribuer par des recherches individuelles à une large propagation et réalisation de cette conception. De plus, la prise en compte de cette conception exige que la réalité de l’esprit soit incluse dans le débat médico-scientifique et qu’elle ne soit pas exclue comme étant “transcendante” ou assignée aux seuls théologiens ou philosophes. La santé de l’homme dépend de façon décisive de ce qu’il pense de lui même en tant qu’être humain et du chemin de développement intérieur qu’il choisit.

salutogenese La maladie peut être interprétée comme un isolement, une désintégration de certains processus, fonctions ou substances dans l’organisme. Le rôle du médecin selon Steiner, est de “prendre en compte la santé de l’humanité entière s’il veut aider un individu”. salutogenese